Historique

La récupération de la peinture au Québec

En 2001, le gouvernement du Québec adoptait le Règlement sur la récupération et la valorisation des contenants de peinture et des peintures mis au rebut, obligeant ainsi toutes les entreprises qui mettent en marché de la peinture architecturale au Québec à récupérer ou à faire récupérer les résidus de peinture de même que leurs contenants. Afin de répondre à cette obligation, les fabricants et les détenteurs de marques de peinture du Québec ont créé Éco-Peinture.

Le commencement...

C’est au début des années 90 que la récupération de la peinture commence au Québec, sous forme d’un projet avec les élèves du Centre de formation en entreprise et récupération de Victoriaville (CFER). Sous la responsabilité de feu Normand Maurice, ce projet mène à la création de Peintures Récupérées du Québec, un organisme engagé dans le recyclage des résidus de peinture. M. Maurice, alors professeur au CFER, était un pédagogue, un éducateur au sens premier du terme, et surtout, un grand visionnaire. Préoccupé par les graves problèmes engendrés par le décrochage scolaire de même que par la détérioration de notre environnement et l’énorme gaspillage qui fait partie de notre quotidien, ce bâtisseur avait compris « qu’à partir d’un rejet, il est possible de créer de nouvelles ressources ». Avec ses élèves, il entreprend donc de récupérer les résidus de peinture des citoyens et fabrique, à partir de ces derniers, de la nouvelle peinture.

1997- Un premier lien d’affaires avec l’industrie de la peinture

Dans une société sensibilisée aux problèmes engendrés par l’enfouissement de millions de tonnes de déchets, les entreprises œuvrant dans l’industrie de la peinture au Québec prennent la décision d’assumer leurs responsabilités à l’égard des produits qu’elles mettent en marché, et d’éviter l’enfouissement des résidus de peinture et de leurs contenants. Elles décident donc de s’associer à la récupération et à la transformation des résidus de peinture, à titre volontaire et en l’absence de réglementation. C'est alors qu'un premier lien d’affaires s’établit avec le Centre de formation en entreprise et récupération de Victoriaville (CFER). En 1998, les membres de l’industrie soutiendront financièrement le projet de recyclage de la peinture du CFER par un investissement de 1,2 million de dollars.

Mise en place d’un Règlement

Le 1er janvier 2001, dans le cadre de la Loi sur la qualité de l’environnement, le gouvernement adopte le Règlement sur la récupération et la valorisation des contenants de peinture et des peintures mis au rebut, créant ainsi l’obligation pour toute entreprise qui met en marché de la peinture architecturale de récupérer ou de faire récupérer ses matières résiduelles. Afin d’atteindre les objectifs fixés, les fabricants et les détenteurs de marques de peinture, avec l’assentiment du ministre de l’Environnement, mettent sur pied la Société québécoise de gestion écologique de la peinture, Éco-Peinture.

En juillet 2011, un nouveau règlement entre en vigueur et remplace le Règlement existant. Il s'agit du Règlement sur la récupération et la valorisation des produits par les entreprises, lequel étend le principe de la responsabilité du producteur à de nouvelles catégories de produits, soit les piles, les lampes au mercure et les produits électroniques.

Éco-Peinture aujourd’hui

Réparti dans plus de 700 municipalités et MRC du Québec, le système de récupération des résidus de peinture mis en place par Éco-Peinture est considéré aujourd'hui comme étant l’un des plus efficaces et performants au monde. Présent et accessible dans les écocentres, les garages municipaux, les ressourceries ou par l’entremise d’autres programmes municipaux, ou encore chez les détaillants en quincaillerie, en rénovation et en peinture, le réseau d’Éco-Peinture compte près de 1200 points de dépôt ouverts au public. À cela s’ajoute de nombreux acteurs du secteur des industries, commerces et institutions (ICI) auxquels Éco-Peinture offre le service de récupération de la peinture. Depuis le début de son programme, notre organisme a assuré la récupération de plus de 60 millions de kilos de résidus et de contenants de peinture au Québec. C’est en moyenne plus de 6 millions de kilos qui sont récupérés et détournés des sites d’enfouissement chaque année.